Le blogue du CNJPQ
Dans le bon vieux temps
Dans le bon vieux temps ça se passait de même. Monsieur était à ce moment premier ministre du Québec. Monsieur régnait sur l'état Québécois avec une main de fer sans gant de velours, passant ses lois avec le même mépris de l’opinion des Québécois que Trudeau avant lui.
Mais un grain de sable vint se loger dans le rêve de Monsieur. À l’origine d’une vague de protestation sans précédent, ses idées néo-libérales furent mises en échec lors de sa réforme dite des 103 millions $ de coupes dans les bourses aux étudiants. Puis les tuiles commencèrent à s'accumuler.
La population recommença à parler. Le Suroît, elle n'en voulait pas! Le saccage du Mont Orford, elle n'en voulait pas. Les étudiants, les syndiqués, les travailleurs, les intellectuels, les démunis, la classe moyenne, tous furent attaqués ou révoltés par les décisions imposées par cet homme.
Monsieur déclencha alors des élections, dont il sortit minoritaire. Résultat? Monsieur renvoya ses hommes de contenus et les remplaça par des faiseurs d'images, des kid kodack qui lui montrèrent à sourire, à manger de la poutine et à avoir l'air bonhomme. Mais le vernis ne supportait pas la contradiction.
Monsieur traitait l'une de chienne, criait après le président de l'Assemblée Nationale. Les nuages s'accumulaient mais Monsieur ne voyait que son reflet dans le miroir. Monsieur ne voulait que retrouver son ancienne place, quitte à ce que le Québec soit à la dérive sans gouvernement pendant 2 ou 3 mois.
Hé bien, le Monsieur décida de revenir à ses vieilles habitudes et d’ignorer la volonté des deux tiers de la population qui ne voulaient pas d’élections.
Hé bien, Monsieur est sur le bord d'apprendre que quand on se moque du Québec, le Québec répond. Et tant qu'à élire Monsieur ou Monsieur...il élira peut-être Madame.
Et Madame, elle, fera gagner le Québec.



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