Le blogue du CNJPQ

Alexandre Thériault-Marois, président du CNJPQ, en ouverture du colloque

« Quel avenir pour les jeunes du Québec ? L’équité intergénérationnelle! »

Quelques photos du colloque à Lévis

Voici quelques photos du colloque de la fin de semaine dernière à Lévis, où les jeunes du Parti Québécois ont été présents, pas à peu près! D'autres photos son disponibles sur le groupe facebook du CNJPQ.

Les jeunes du Parti Québécois se positionnent sur les grands enjeux qui touchent notre génération

Le CNJPQ est fier de vous présenter son bilan des sorties médiatiques de novembre 2009 à mars 2010. En quelques mois à peine, les jeunes du Parti Québécois se sont prononcés sur les enjeux qui touchent notre génération : la souveraineté, la langue, l'éducation, la relève agricole, la culture entrepreneuriale, la corruption libérale, le transport en commun, etc. En tout, ce sont plus de 75 parutions qui ont fait connaître nos positions à travers tout le Québec. Ainsi, nous avons joint des milliers de jeunes partout au Québec sur les enjeux qui les concernent, des jeunes qui savent désormais quel parti défendra le mieux leurs intérêts et ceux du Québec.

Le CNJPQ au rassemblement contre le détournement des 35 millions de dollars du PCBE

Hier, au centre-ville de Montréal, environ 1500 étudiants ont marché pour dénoncer le détournement de 35 millions de dollars du PCBE par le gouvernement Charest. Les étudiants ont réclamé que cet argent leur soit versé en aide financière aux études comme il leur est dû. Voici quelques photos de l'évènement, que le CNJPQ et le député Yves-François Blanchet n'ont pas manqué!

La jeunesse sacrifiée à l'autel des choix difficiles

Lettre ouverte aux signataires du Pacte pour un financement concurrentiel de nos universités

L’heure est aux choix difficiles. Il faudra se serrer la ceinture. Chacun devra faire sa part. Les artisans de la bonne marche de l’opinion publique ont fait en sorte que les Québécois répètent ces phrases comme un mantra. Puis, rien de mieux que de mettre certaines personnalités sur les rangs afin de nous convaincre du bien fondé de ces mesures. Le choc sera ainsi plus facile à encaisser quand le coup viendra. Et nous serons certainement moins nombreux à battre le pavé. Vraiment ?

Le Pacte pour un financement concurrentiel de nos universités, déposé la semaine dernière, insiste sur un réseau universitaire mieux financé au cœur du développement québécois. Le Pacte a suscité une importante et légitime levée de boucliers. Ces réactions condamnent le déplafonnement des droits de scolarité proposé par le Pacte en insistant, pour la plupart, sur l’importance de garder les droits de scolarité au niveau actuel. En d’autres mots, les signataires du Pacte tout comme ses belligérants nous posent la même question : doit-on geler ou dégeler les droits de scolarité? 

Une génération qui fait déjà sa part

La jeunesse fait déjà sa part. Entre 1998 et 2002, le taux d’activité des jeunes travailleurs a augmenté de 8 %, rejoignant le taux d’activité de la population active totale au Québec. Le nombre d’heures travaillées à temps partiel pendant les études ne cesse d’augmenter, frôlant les 20 heures par semaine en moyenne lors de la session scolaire, du jamais vu au Québec, surtout chez les générations précédentes. Le pire, c’est que le chômage vient frapper les jeunes en premier, la crise économique frappant 21 % des jeunes l’été dernier. Et les frais de scolarité, en plus des autres frais universitaires, sont déjà en augmentation. Cela sans compter une crise du logement dans pratiquement toutes les régions du Québec.

Travailler, mais pour payer quoi? Après tout, nos frais de scolarité sont les plus bas en Amérique du Nord! Le problème est que le calcul des frais de scolarité dans le total du budget étudiant est somme toute mineur. Dans une étude américaine réalisée en 2006 par le Educational Policy Institute, des chercheurs ont évalué le coût relatif des études en comparant les 50 États américains et les 10 provinces canadiennes. Résultat? Le Québec arrive 30e, derrière le Texas, la Floride et la Caroline du Nord. Cela est plutôt un résultat décevant lorsque l’on s’est donné pour objectif, lors de la révolution tranquille, d’envoyer les fils et les filles de fermiers et d’ouvriers à l’université. Est-ce que ce qui était bon pour les autres générations ne l’est plus pour la nôtre? Encore aujourd’hui, les jeunes issus de familles ayant un revenu élevé sont 2,5 fois plus nombreux à accéder à l’université.

Du gel des frais de scolarité à l’endettement zéro 

Malheureusement, chez les signataires du Pacte, on semble voir les étudiants et la génération montante comme de nouveaux contribuables au coût politique le plus bas. Sous prétexte que le Québec a les frais de scolarité les plus légers en Amérique du Nord, on met de côté l’exemple européen et on oublie volontiers le coût réel des études au Québec. On oublie que des frais de scolarité plutôt bas vont de concert avec des impôts sur le revenu plus élevés lorsque l’étudiant est devenu professionnel, ainsi qu’une charge sociale renforcée. Voilà le vrai pacte universitaire québécois.    

Conséquemment, arguer que les frais de scolarité ne sont pas le seul gage d’accessibilité nous conduit vers d'autres combats, souvent oubliés chez les défenseurs du gel des frais de scolarité. En effet, encourager les jeunes Québécois à se rendre aux études postsecondaires, et même simplement à terminer le cycle secondaire, passe par plusieurs autres facteurs. Si le gel des frais de scolarité est pour nous la seule avenue possible, la lutte au décrochage scolaire dans les milieux défavorisés, l’accessibilité et la flexibilité du transport en commun ainsi que la résorption de la crise du logement dans plusieurs régions du Québec sont également des enjeux clés de l’accessibilité aux études. Ils doivent être à la base d’une Éducation nationale. 

Nous croyons que la question du gel ou du dégel ne doit donc plus être le seul enjeu de l’accessibilité aux études. Du moins, il doit être substitué à un enjeu englobant, celui de l’endettement zéro. L’enjeu de l’accès aux études doit inclure toutes les dépenses qu’un étudiant doit assumer, la capacité financière des parents québécois à aider leurs enfants, le salaire étudiant et l’aide disponible de l’État. Ce tout nous donne ce qu’on pourrait appeler le coût réel des études. Avec un endettement qui peut dépasser les 20 000$ chez un bachelier bénéficiant de l’aide financière aux études, on crée véritablement deux classes d’étudiants, les diplômés endettés devant payer plus cher leur droit à l’éducation. À l’échelle d’une société, l’endettement ou son anticipation provoque la sous représentation des classes moyennes et pauvres à l’université et favorise le surendettement des jeunes ménages, limitant la richesse créée par l’éducation de cette classe moyenne émergente.

Se donner les moyens de prendre la relève

Ceux qui supporteront le Québec de demain, une tâche énorme, ont besoins de tous les outils afin de se développer adéquatement. Notre nation en dépend. On ne peut se payer le luxe de laisser notre génération décrocher, s’endetter et ne pas poursuivre ses études jusqu’au bout. Faute de quoi, dans 10, 15 ou 20 ans, ce sont les pensions et les soins de santé des signataires du « pacte » et de leur génération que nous devrons couper pour payer l'erreur d'avoir dirigé les Québécois vers une sous scolarisation coûteuse. Évitons une guerre de générations : les contribuables ont aujourd’hui la responsabilité d’équilibrer les finances publiques, renflouer la caisse de la Régie des rentes du Québec et nous donner les moyens de nous former. Nous nous occuperons de la suite.
 
Alexandre Thériault-Marois
Président, comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ)

Lettre ouverte du président du CNJPQ dans Le Soleil: « Combattre le cynisme chez les jeunes »

Le Soleil, 4 février 2010

Nul besoin de rappeler le taux famélique de participation des jeunes aux élections. Ils sont le groupe d'âge qui boude le plus les urnes à chaque élection, tendance qui se confirme maintenant depuis 1960. Il en est maintenant pratiquement une vieille habitude, où environ quatre jeunes sur dix de18 à 24 ans se rendent aux urnes.

Rencontre économique 2010 de Jean Charest : qui dit mieux?

 

Par Vincent Roy

Le 21 janvier dernier, à Lévis, se terminait la Rencontre économique 2010 du gouvernement du Québec. Une rencontre qui, au final, est accusée d’être elle-même en déficit… de crédibilité et de représentativité. En fait, pour mieux comprendre ces déficits, relativisons cette rencontre du gouvernement libéral – dite non partisane – avec ce qui devrait être nettement moins pertinent pour l’avenir du Québec : un évènement partisan comme le sera le colloque du Parti Québécois de la mi-mars ayant pour thème « Gouvernement souverainiste et création de la richesse ».

D’abord, sur la question de la crédibilité qu’on pourrait définir comme l’utilité de l’évènement dans ce cas-ci. Le gouvernement du Québec sent de plus en plus la soupe chaude avec l’approche du prochain budget, ses « nouveaux » projets de hausses de tarifs impopulaires, les négociations collectives de la fonction publique, les difficultés économiques qui se font encore sentir et les allégations de corruption toujours présentes. Pour des raisons politiques et partisanes, les libéraux se disent qu’ils doivent détourner l’attention.

La responsabilité internationale du Québec

 
Par Vincent Roy
 
La catastrophe que connaît Haïti et qui affecte maintenant le Québec et toute la planète est le théâtre d’une formidable solidarité; nous le constatons notamment par les records de dons enregistrés par la Croix rouge canadienne. Le souverainiste sensible en voyant des images en boucle de Port-au-Prince se demandera quelle est la place de son discours devant tant d’horreur. En fait, il y justifiera peut-être même la vanité de l’indépendance face à un évènement de cette ampleur : « Dans le fond, ce n’est pas l’enfer, ici, nous devrions peut-être arrêter de penser à nous et davantage penser aux plus démunis de la planète ».  De telles réflexions poussent à croire que le projet souverainiste s’assimile trop souvent comme un projet interne, positif pour les Québécois et Québécoises, mais neutre ou N/D pour la communauté internationale et ce, malgré la sensibilité du Québec aux colloques internationaux sur l’environnement ou la Francophonie, par exemple. Cependant, en ce qui concerne les pays en voie de développement, posons-nous seulement le problème dans le bon sens? La souveraineté est-elle un projet auquel nous devons trouver ses motivations ou la réponse à ses motivations? 
 

Abolition des cours d’ECR : Le CNJPQ ravi d’un premier pas du Parti Québécois vers l’éducation nationale

Suite à une étude de la sociologue Joëlle Quérin, ancienne porte-parole des jeunes du Parti Québécois de Laval, le député de Borduas Pierre Curzi a demandé l’abolition pure et simple de ce cours faisant la promotion du multiculturalisme et mettant au rencard la culture québécoise. Pour le Comité national des jeunes du Parti Québécois, cette prise de position est en droite ligne avec notre projet d’éducation nationale, qui demande de remettre le Québec au centre de notre éducation, tant pour ce qui est des valeurs, de l’histoire et de notre culture.

Partisane, la corruption?

La corruption endémique dans certains pays en développement, la Journée internationale contre la corruption et la création récente de plusieurs groupes non partisans pour lutter contre la corruption nous donnent aujourd’hui l’impression que cette dernière est un fléau international qui, au Québec comme ailleurs, transcende les partis politiques. Pourtant, ici, force est d’admettre que la corruption est bel et bien partisane. Et pour certains, cette partisanerie est particulièrement fructueuse.

Commençons par quelques statistiques, accessibles à tous, sur le site du directeur général des élections du Québec. À la fin de l’exercice financier de l’année 2008, la moyenne des contributions politiques était de 167 $ pour le Parti Québécois alors qu’elle était de 413 $ pour le Parti libéral. Pour la même année, le premier a amassé 4 143 490 $ en dons de plus de 200 $, alors que le parti au pouvoir recevait encore une fois plus du double, soit 8 345 660 $. Le plus inquiétant? Le PLQ allait chercher en 2008 près de deux millions en activités au coût de plus de 1000 $, alors que le PQ recevait un maigre 52 000 $. Évidemment, ces chiffres ne prouvent rien. Mais ils mettent la table à une situation périlleuse pour le parti de Jean Charest. On peut en effet se questionner sur les intentions d’un donateur de plus de 1000 $, mais beaucoup moins de celui qui donne 100 $.

Cela devient particulièrement inquiétant lorsque l’on fait des recoupements avec les multiples scandales du Parti libéral depuis son élection en 2003. De l’attribution discrétionnaire de permis de garderies au scandale des FIER en passant par les multiples allégations de corruption dans le domaine de la construction, les recoupements entre ces scandales et le financement du PLQ deviennent gênants. Entendons-nous : le Parti Québécois n’est pas exempt de taches à son dossier. Mais il agit. Suite au cas Oxygène 9, le PQ avait institué le Commissaire au lobbyisme du Québec, qui enquête aujourd’hui sur le nouveau député libéral de Rivière-du-Loup et ancien président de ce parti, Jean D’Amour. De l’autre côté, nous attendons toujours des actions concrètes — et une commission d’enquête sur la construction — du Parti libéral afin de redonner confiance au peuple québécois, une confiance sérieusement éméchée depuis 2003.

Les solutions sont à portée de main et le ministre Béchard a la poigne plutôt molle, en ne faisant que revoir le mode d’attribution des contrats en construction et haussant légèrement le financement public des partis. Allons-y donc de quelques pistes de réflexion. D’abord, le plafond du financement public, aujourd’hui fixé à 3000 $. Pourquoi ne pas le baisser radicalement, et ainsi avoir un réel financement populaire? Nous pouvons également penser à interdire le financement à ceux qui ne sont pas membres du parti financé, donner davantage de moyens au directeur général des élections, hausser et indexer le financement public ainsi que de doter les Québécois d’une carte d’électeur.

Dans le cadre de la Journée internationale contre la corruption, Pauline Marois proposera ses solutions afin de redonner au citoyen la véritable valeur de leur vote. Je prévois que ces mesures seront audacieuses et solides, et que cela créera une véritable démarcation entre un parti qui veut lutter contre la corruption et l’autre qui, mollement, se laisse dériver par certains qui en profitent. Plus que jamais, la lutte à la corruption n’est pas une lutte de génération ou encore une lutte transnationale. La lutte contre la corruption est bel et bien partisane, comme l’est la corruption elle-même. Elle oppose le Parti Québécois au Parti libéral du Québec.

Alexandre Thériault-Marois
Président du Comité national des jeunes du Parti Québécois