Le blogue du CNJPQ

Le cynisme, la relève et la souveraineté

Texte écrit par Jean-Martin Aussant et publié sur Vigile samedi le 21 août 2010

C’est pratiquement devenu une mode de dire qu’il n’y a pas de relève en politique. On entend aussi que la souveraineté serait le projet d’une seule génération. Mais sur quelle analyse sérieuse se base-t-on pour en arriver à de telles conclusions ?

La réalité est qu’il y a, à l’Assemblée nationale, une députation très prometteuse, qualifiée et diversifiée. Ces nouveaux élus de 2007 et 2008 proviennent notamment des milieux économique, culturel, juridique, municipal, communautaire, agroalimentaire et journalistique et cumulent des parcours impressionnants. Tous veulent contribuer, par leurs idées et leur énergie, à faire avancer le Québec. Laissons-les se faire entendre.

Rassemblement des jeunes du PQ du Centre-du-Québec : faire du Québec une nation qui revalorise son système d'éducation public

Samedi dernier, à Drummondville, les jeunes du Centre-du-Québec se rassemblaient pour imprégner le prochain programme du Parti Québécois de leurs idées. Le Parti Québécois est effectivement en route vers son Congrès national, qui se tiendra en avril 2011 et où il adoptera son nouveau programme.

Les jeunes qui se sont déplacés, un samedi d’été, pour faire avancer les valeurs et les idées qui leur tiennent à cœur, s’inscrivent dans une démarche claire d’accélération de notre marche vers l’indépendance et de renouvellement de la social-démocratie.

« La gouvernance souverainiste, ou comment propulser l'option indépendantiste - Réplique à Claude Bariteau »

 

Texte d'opinion publié dans Le Devoir du 30 juillet 2010, écrit par Alexandre Thériault-Marois, Président du Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ)

Dans les pages du Devoir, le 26 juillet dernier, l'anthropologue Claude Bariteau s'en prenait à la proposition du Parti québécois dévoilée le 19 juin dernier en vue du XVIe Congrès national du Parti québécois.

Si l'analyse de l'intellectuel est intéressante et découle sans doute d'une volonté sincère de faire avancer l'option, elle ne colle pas à la réalité ni à l'essence de ladite proposition du parti souverainiste.

Cyberpresse - « Loto-Québec va trop loin »

Texte signé par des jeunes du Parti Québécois et publié sur Cyberpresse le jeudi 15 juillet 2010.

Ce texte est écrit par un collectif de jeunes inquiétés par les récentes ambitions gouvernementales d'investir dans le marché des jeux de hasard en ligne et, surtout, d'en faire la publicité.

On apprenait la semaine dernière que le gouvernement du Québec mettait sur pied un comité d'experts sur le jeu en ligne afin de suivre à la loupe les diverses conséquences négatives que pourrait avoir l'invasion de Loto-Québec dans le monde virtuel du jeu en ligne. Cette annonce en cachait une autre, prévisible, mais hautement questionnable. Il s'agit d'une offensive publicitaire afin de s'approprier 30% du marché virtuel au Québec. Les dés sont pipés en faveur de la société d'État: cette dernière ne reculera pas afin de rendre cette opportunité économique la plus rentable possible.

Belle victoire pour Martine Ouellet dans Vachon!

Hier soir, dans Vachon, avec près de 60% des suffrages, Martine Ouellet a intégré l'équipe des député(e)s du Parti Québécois. Après une campagne déclenchée au dernier moment par les libéraux, afin de passer inaperçus, Martine Ouellet a su gagner la confiance des citoyens de Vachon haut la main. À notre Parti s'est donc jointe lundi soir une femme remarquable, prête à se battre pour les familles québécoises, pour un gouvernement propre, pour l'indépendance énergétique et surtout pour l'indépendance du Québec! Nous tenons à la féliciter chaudement, tout comme des dizaines de militants du CNJPQ l'ont fait en direct hier, lors de la soirée électorale dans Vachon.

Voici d'ailleurs quelques photos de la soirée.

Les jeunes se mobilisent pour Martine Ouellet!

Le CNJPQ était présent ce samedi pour la candidate péquiste Martine Ouellet pour que ça change! Plusieurs équipes de jeunes ont parcouru les rues du comté afin de rappeler la tenue des élections partielles du 5 juillet prochain et l'importance de signaler aux libéraux de Jean Charest que le Québec ne veut rien savoir d'un gouvernement corrompu, incapable de défendre les valeurs fondamentales du Québec et de gérer l'économie québécoise. Martine Ouellet est bien placée pour défendre ces enjeux, en plus d'être une experte de l'indépendance énergétique.

Le 5 juillet prochain, combattons le cynisme qu'entretient le gouvernement de Jean Charest et allons aux urnes dans Vachon!

Le CNJPQ sera d'ailleurs présent à nouveau pour la sortie de vote et la soirée électorale, demain, au local électoral, 5827 boul Cousineau, à Saint-Hubert. Joignez-vous à nous en écrivant à karina-maryse.auger@cnjpq.org. 

Colloque : Égalité et Laïcité, quelles perspectives ?

Le Collectif citoyen pour l’égalité et la laÏcité (www.cciel.ca) avec la collaboration du Conseil du statut de la femme et du Consulat général de France à Québec tiendra un colloque sur l'Égalité et Laïcité du 19 au 22 mai.
 
Montréal : 19, 21 et 22 mai à la Grande Bibliothèque
Québec : 20 mai au Musée de la civilisation
 
Avec la participation de :
 
DJEMILA BENHABIB, CAROLINE FOUREST
 

La corruption et le budget des libéraux, même combat!

par Gabrielle Lemieux

Cela fait déjà près d’un an que des allégations de collusion sérieuses pèsent contre le gouvernement libéral, notamment sur le système d’octroi de contrats dans le domaine de la construction, allégations qui ont été confirmées à maintes reprises depuis. Des irrégularités ont également été constatées dans la façon dont le gouvernement Charest octroie des permis de garderies, favorisant les bailleurs de fonds du Parti libéral du Québec (PLQ). Les propos de plusieurs ministres libéraux eux-mêmes porteraient à croire à un financement illégal généralisé du PLQ et les propos d’un certain ex-ministre, à des nominations partisanes et biaisées des juges au Québec. Cela, sans mentionner l’abaissement continuel des directives éthiques du conseil des ministres, le scandale des FIER, le salaire caché du premier ministre Jean Charest, etc. Bref, les allégations de corruption dans plusieurs sphères du gouvernement et du PLQ sont de plus en plus graves et le gouvernement refuse toujours d’agir.

Pourquoi adopter une constituion québécoise

par Marc-André Pharand, militant jeune de la Capitale nationale

Aux sympathisants, militants et élus du mouvement indépendantiste québécois.

Ce texte n’a pas pour but de déterminer quel type de constitution le Québec doit avoir; il ne fait que présenter un moyen de l’obtenir. Si les idées présentées dans ce texte venaient à être appliquées, elles auraient d’énormes conséquences dans le débat Canado-Québec.  

Comme vous le savez, dans les 50 dernières années, le mouvement indépendantiste a pris de l’ampleur au Québec jusqu’à son apogée dans les années 90. En fait, depuis la perte du référendum de 1995, on sent que le projet de pays est au point mort. Les partis politiques en parlent à peine et les mouvements populaires sont de plus en plus impopulaires auprès de la population en général. Dans ce contexte, il ne fait aucun doute, vous en conviendrez, que le débat doit être renouvelé. La meilleure façon de le renouveler, c’est en adoptant une Constitution québécoise, car nous offrons un véritable choix aux Québécois et Québécoises. 

Du vieux au nouveau débat

En effet, depuis le début, le débat sur l’indépendance tourne surtout autour du « pour ou contre le Canada »; quoiqu’on en dise et peu importe les variations possibles, le débat est le même. Les arguments massues du référendum de ‘95 n’étaient-ils pas « ils n’ont pas voulu de nous en 80 ni à Meech » (Balthazar, 2007) ? Ainsi, il apparaît que l’adoption d’une constitution servirait à changer les termes du débat. En effet, au lieu de discuter des vertus et des défauts du Canada, le débat porterait sur l’option 1, soit la Constitution canadienne et ses imperfections, et l’option 2, soit une Constitution québécoise représentant les valeurs et les intérêts de la société québécoise. De plus, l’adoption d’une constitution a l’avantage de concrétiser le projet de pays. En effet, pour parvenir à ce type de débat, on doit évidemment rédiger et adopter une Constitution québécoise auparavant. Tout projet de constitution ne remettant pas fondamentalement en question le parlementarisme britanno-canadien serait un projet inutile. On ne fait pas l’indépendance pour recréer les institutions dont on veut sortir. De plus, les affrontements politiques entre fédéralistes et souverainistes ne se feraient plus seulement sur une idée abstraite du pays, mais bien sur l’idée concrète du pays contenu dans une constitution écrite, adoptée par l’Assemblée nationale et accessible à tous. Même le référendum en serait modifié. En effet, il ne porterait plus sur la volonté ou non de devenir indépendant, mais bien davantage sur le choix de la Constitution applicable.

Un coup de jeunesse pour la social-démocratie au PQ

Article publié dans le Devoir du 24 mars 2010

Collectif de militants de l'aile jeunesse du Parti québécois 

Ont signé ce texte: Alexandre Banville, Andrée-Anne Bouvette-Turcot, Pierre-Luc Brisson, Simon-Robert Chartrand, Isabelle Fontaine, Émile Grenier-Robillard, Nicolas Hamel-Côté, Martine Leblanc-Constant, Gabrielle Lemieux, Alexandre Mailloux, Frédéric Roiné, Vincent Roy, Frédéric St-Jean et Alexandre Thériault-Marois.

La décision de la conférence nationale des présidents du Parti québécois de ne pas reconduire le mandat du club politique SPQ Libre au dernier colloque du PQ, à Lévis, a fait couler beaucoup d'encre en quelques jours. De nombreux commentateurs de la vie politique y ont vu une concrétisation du «virage à droite» prétendument effectué par le parti. Si l'on peut déplorer l'ampleur qu'a prise cette situation, elle n'en pose pas moins des questions importantes quant à la place des valeurs de la nouvelle social-démocratie au sein du Parti québécois.

Le PQ est une coalition de militants de différentes tendances dont l'objectif premier est la réalisation de l'indépendance nationale du Québec. Historiquement, cependant, ce parti a été le véhicule des grandes avancées sociales des quarante dernières années: loi antiscab, loi sur l'assurance automobile, loi sur les normes du travail, zonage agricole, mise en place du réseau des centres de la petite enfance, congés parentaux, etc. Autant de mesures avant-gardistes qui ont placé le Parti québécois à la gauche de l'échiquier politique, et ce, dès sa fondation.