Le blogue du CNJPQ

Rencontre économique 2010 de Jean Charest : qui dit mieux?

 

Par Vincent Roy

Le 21 janvier dernier, à Lévis, se terminait la Rencontre économique 2010 du gouvernement du Québec. Une rencontre qui, au final, est accusée d’être elle-même en déficit… de crédibilité et de représentativité. En fait, pour mieux comprendre ces déficits, relativisons cette rencontre du gouvernement libéral – dite non partisane – avec ce qui devrait être nettement moins pertinent pour l’avenir du Québec : un évènement partisan comme le sera le colloque du Parti Québécois de la mi-mars ayant pour thème « Gouvernement souverainiste et création de la richesse ».

D’abord, sur la question de la crédibilité qu’on pourrait définir comme l’utilité de l’évènement dans ce cas-ci. Le gouvernement du Québec sent de plus en plus la soupe chaude avec l’approche du prochain budget, ses « nouveaux » projets de hausses de tarifs impopulaires, les négociations collectives de la fonction publique, les difficultés économiques qui se font encore sentir et les allégations de corruption toujours présentes. Pour des raisons politiques et partisanes, les libéraux se disent qu’ils doivent détourner l’attention.

La responsabilité internationale du Québec

 
Par Vincent Roy
 
La catastrophe que connaît Haïti et qui affecte maintenant le Québec et toute la planète est le théâtre d’une formidable solidarité; nous le constatons notamment par les records de dons enregistrés par la Croix rouge canadienne. Le souverainiste sensible en voyant des images en boucle de Port-au-Prince se demandera quelle est la place de son discours devant tant d’horreur. En fait, il y justifiera peut-être même la vanité de l’indépendance face à un évènement de cette ampleur : « Dans le fond, ce n’est pas l’enfer, ici, nous devrions peut-être arrêter de penser à nous et davantage penser aux plus démunis de la planète ».  De telles réflexions poussent à croire que le projet souverainiste s’assimile trop souvent comme un projet interne, positif pour les Québécois et Québécoises, mais neutre ou N/D pour la communauté internationale et ce, malgré la sensibilité du Québec aux colloques internationaux sur l’environnement ou la Francophonie, par exemple. Cependant, en ce qui concerne les pays en voie de développement, posons-nous seulement le problème dans le bon sens? La souveraineté est-elle un projet auquel nous devons trouver ses motivations ou la réponse à ses motivations?