Le blogue du CNJPQ

La corruption et le budget des libéraux, même combat!

par Gabrielle Lemieux

Cela fait déjà près d’un an que des allégations de collusion sérieuses pèsent contre le gouvernement libéral, notamment sur le système d’octroi de contrats dans le domaine de la construction, allégations qui ont été confirmées à maintes reprises depuis. Des irrégularités ont également été constatées dans la façon dont le gouvernement Charest octroie des permis de garderies, favorisant les bailleurs de fonds du Parti libéral du Québec (PLQ). Les propos de plusieurs ministres libéraux eux-mêmes porteraient à croire à un financement illégal généralisé du PLQ et les propos d’un certain ex-ministre, à des nominations partisanes et biaisées des juges au Québec. Cela, sans mentionner l’abaissement continuel des directives éthiques du conseil des ministres, le scandale des FIER, le salaire caché du premier ministre Jean Charest, etc. Bref, les allégations de corruption dans plusieurs sphères du gouvernement et du PLQ sont de plus en plus graves et le gouvernement refuse toujours d’agir.

Pourquoi adopter une constituion québécoise

par Marc-André Pharand, militant jeune de la Capitale nationale

Aux sympathisants, militants et élus du mouvement indépendantiste québécois.

Ce texte n’a pas pour but de déterminer quel type de constitution le Québec doit avoir; il ne fait que présenter un moyen de l’obtenir. Si les idées présentées dans ce texte venaient à être appliquées, elles auraient d’énormes conséquences dans le débat Canado-Québec.  

Comme vous le savez, dans les 50 dernières années, le mouvement indépendantiste a pris de l’ampleur au Québec jusqu’à son apogée dans les années 90. En fait, depuis la perte du référendum de 1995, on sent que le projet de pays est au point mort. Les partis politiques en parlent à peine et les mouvements populaires sont de plus en plus impopulaires auprès de la population en général. Dans ce contexte, il ne fait aucun doute, vous en conviendrez, que le débat doit être renouvelé. La meilleure façon de le renouveler, c’est en adoptant une Constitution québécoise, car nous offrons un véritable choix aux Québécois et Québécoises. 

Du vieux au nouveau débat

En effet, depuis le début, le débat sur l’indépendance tourne surtout autour du « pour ou contre le Canada »; quoiqu’on en dise et peu importe les variations possibles, le débat est le même. Les arguments massues du référendum de ‘95 n’étaient-ils pas « ils n’ont pas voulu de nous en 80 ni à Meech » (Balthazar, 2007) ? Ainsi, il apparaît que l’adoption d’une constitution servirait à changer les termes du débat. En effet, au lieu de discuter des vertus et des défauts du Canada, le débat porterait sur l’option 1, soit la Constitution canadienne et ses imperfections, et l’option 2, soit une Constitution québécoise représentant les valeurs et les intérêts de la société québécoise. De plus, l’adoption d’une constitution a l’avantage de concrétiser le projet de pays. En effet, pour parvenir à ce type de débat, on doit évidemment rédiger et adopter une Constitution québécoise auparavant. Tout projet de constitution ne remettant pas fondamentalement en question le parlementarisme britanno-canadien serait un projet inutile. On ne fait pas l’indépendance pour recréer les institutions dont on veut sortir. De plus, les affrontements politiques entre fédéralistes et souverainistes ne se feraient plus seulement sur une idée abstraite du pays, mais bien sur l’idée concrète du pays contenu dans une constitution écrite, adoptée par l’Assemblée nationale et accessible à tous. Même le référendum en serait modifié. En effet, il ne porterait plus sur la volonté ou non de devenir indépendant, mais bien davantage sur le choix de la Constitution applicable.