Objet: Engagement du CNJPQ envers notre culture publique commune

Objet: Engagement du CNJPQ envers notre culture publique commune

Lors du Conseil National du Parti Québécois de St-Hyacinthe, Nathalie Leclerc, candidate dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré, nous posait la question suivante : « Que serions-nous sans la culture? ». En effet, il s’agit d’une question sur laquelle il est grand temps de se pencher. Alors que les éléments qui constituent notre culture commune sont mis de côté par nos deux paliers de gouvernement au profit du culte de la différence et des particularismes, les Québécois se sont également privés tout récemment d’avoir une discussion franche sur le vivre-ensemble au sein de notre société.

Ainsi, le CNJPQ réitère son engagement net envers la protection et la promotion de notre culture publique commune via des revendications se divisant en trois volets; l’affirmation et l’utilisation du français comme langue de l’espace public et du travail, l’application de la concordance culturelle comme mode d’intégration au Québec, et finalement, notre accession à la souveraineté culturelle.

Selon François Legault, la connaissance du français ne devrait pas être un critère déterminant à l’embauche. Il serait même nécessaire pour travailler au Québec de s’exprimer avec aisance en anglais. Le problème ici n’est pas la langue anglaise en elle-même, qui est un atout, mais que le bilinguisme soit exigé de facto des francophones, alors que ceux-ci se sont battus pendant des décennies afin d’acquérir le droit fondamental d’étudier, de travailler et de vivre dans leur langue. Dans le même ordre d’idée, le Premier ministre Philippe Couillard croit qu’il est essentiel pour un travailleur sur une ligne de montage de parler anglais, au cas où un client anglophone voudrait leur parler. Il est toutefois clair que stopper l’anglicisation progressive du Québec – surtout à Montréal – devrait être la priorité de notre gouvernement.

Ensuite, un changement doit être opéré dans la gestion de la diversité culturelle au Québec. Il est nécessaire de célébrer sa richesse, de reconnaître l’apport de chacun des groupes minoritaires à notre histoire et culture communes. Il est aussi nécessaire de s’attarder à ce qui nous unit et constitue des points de convergence entre les différents groupes cohabitant sur le territoire. La langue française, une histoire commune, des valeurs d’entraide, de solidarité et d’équité ainsi qu’un État laïc oeuvrant pour le bien-être de ses citoyens en sont quelques exemples. Si le multiculturalisme compte sur les différences pour définir son idée de peuple, la concordance culturelle souhaite miser sur ce que nous avons en commun, et voilà le projet que nous espérons voir éclore au Québec.

Finalement, il est plus que jamais nécessaire que le Québec s’affirme en tant qu’acteur principal en ce qui a trait à la diffusion et la gestion de sa production culturelle. Le rapatriement de nos ressources et de notre pouvoir d’Ottawa, le pouvoir de subventionner, sélectionner, encadrer, distribuer et faire fleurir des oeuvres d’ici qui reflètent les réalités multiples des citoyens du Québec, est indispensable. Cette ambition devra faire l’objet d’un combat de longue haleine pour une culture québécoise plus indépendante, plus forte et plus près de ses artistes, et ainsi, plus près de l’ensemble des Québécoises et des Québécois.

En conclusion, nous nous permettons de mentionner au passage le projet de politique culturelle déposé pour consultation par le gouvernement en juin dernier, « Partout la culture ». La langue semble y être source d’ambivalence, comme il est nécessaire d’aller « au-delà de la francisation des nouveaux arrivants », même si la participation de chacun à la vie culturelle « est fortement liée à leur maîtrise de la langue française ». La culture est peut-être partout, mais elle devrait surtout être accessible à tous, singulière, magnifique, en français.

 

Conseil Exécutif du Comité National des Jeunes du Parti Québécois