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Jeu en ligne pour Loto-Québec : le comité national des jeunes du Parti Québécois demande la fin de la publicité

Montréal, le 4 février 2010 - Le Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) est préoccupé par l'intention de Loto-Québec et du gouvernement Charest d'offrir une plateforme de jeu de hasard en ligne par la société d'État.
« Cette fois, Loto-Québec s'aventure dans un domaine où elle ne détient aucun monopole. Des centaines de sites étrangers offrent du jeu en ligne. Nous croyons que l'offre de Loto-Québec ne fera que donner de la visibilité à ces plateformes concurrentes, qui sont opérées par des entreprises avec beaucoup moins d’obligations sociales que la société d'État. Enfin, les sites privés risquent fort d'accaparer la plus grande part du marché, de toute façon », explique Alexandre Thériault-Marois, président du CNJPQ.
Si Loto-Québec décide d'aller de l'avant, aucune publicité sur le produit ne devrait être permise, afin d'éviter d'encourager le jeu en ligne. Du même souffle, Québec devrait interdire la publicité des plateformes privées concurrentes au Québec.
Bien que Loto-Québec garantisse une limite d’argent et de temps pour les joueurs et une interdiction pour les mineurs, le CNJPQ craint que la publicité autour de ce produit incite les jeunes à aller sur d’autres sites compétiteurs ou, qu’une fois la limite atteinte sur le site de Loto-Québec, le joueur ne fasse que se tourner vers d’autres plateformes de jeu.
Les sites de jeu de hasard en ligne attirent particulièrement les adolescents et les jeunes adultes. Selon un sondage, près du quart des garçons du secondaire avaient déjà participé à un jeu d’argent sur Internet. Augmenter l'offre de jeu de hasard et sa visibilité, particulièrement dans cette tranche d'âge, nous apparaît contreproductif.
Le comité national des jeunes du Parti Québécois est d'avis que Loto-Québec devrait abandonner toute publicité sur ses produits, pour se concentrer sur la commandite d'événements culturels, sociaux et sportifs. Il faut en effet rappeler que la société d’État n’a pas pour but de stimuler les jeux d’argent.



