Réplique à Sébastien Proulx, auteur du texte «Le rêve devenu réalité», paru dans La Presse du 20 mai 2010.
Le trentième anniversaire du référendum de 1980 devait bien entendu être le moment où quelques ténors du fédéralisme nous rabâchent la même doctrine canadienne. D’avance, nous pouvons présumer qu’ils seront bien moins bavards lorsqu’il faudra souligner l’échec fédéral en ce 20e anniversaire de Meech que lorsqu’il s’agit aujourd’hui de souligner l’échec d’un Québec indépendant. Car si, en 2010, le Québec est toujours une province (pro victis, « pour les vaincus ») du Canada, ce dernier est toujours incapable d’obtenir leur adhésion à l’Acte constitutionnel de 1982. Parmi les nombreux écrits, la palme du texte le plus mal construit revient incontestablement à Sébastien Proulx, ancien leader parlementaire de l’ADQ et maintenant membre du comité directeur de L’idée fédérale. Dans une suite maladroite de préjugés et de raccourcis intellectuels, le texte de M. Proulx, par souci de rigueur intellectuelle, nécessite une réplique.