La récente hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement de Jean Charest vient de remettre au goût du jour le sujet de la contribution des étudiants au financement des universités. Bien qu’elle soit importante, la question de cette part que doivent absorber les étudiants ne devrait pas être la pierre angulaire des débats : dans un Québec où l’économie du savoir est fleurissante et ce, dans un nombre de plus en plus large de domaines, ne considérer que ce seul aspect est réducteur de l’importance primordiale qu’a l’éducation dans notre société et il importe de se sortir du stérile et sclérosant débat entre gel et dégel.
Ce que propose le CNJPQ
Le CNJPQ, lors de son dernier Rassemblement jeune, s’est positionné en faveur d’un gel à partir de la fin du programme de hausse des frais de scolarité 2007-2012 et ce, jusqu’à la tenue d’un sommet qui porterait sur l’éducation. C’est la deuxième portion de la proposition qui devrait retenir notre attention, la première se voulant davantage un pont, un entre-deux jusqu’à l’aboutissement de cette consultation.