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Les jeunes libéraux abandonnent la jeunesse au profit de Jean Charest, dénoncent les jeunes péquistes

Montréal, le 19 avril 2010 – Avec le cautionnement de l'abolition du Conseil permanent de la jeunesse dans le dernier budget et de la dérèglementation sauvage des frais de scolarité au congrès libéral cette fin de semaine, les jeunes libéraux sont ou bien totalement déconnectés, ou bien purement et simplement au service de leur chef, selon le comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ). « Au delà de la partisannerie, comme aile jeunesse du parti au pouvoir, les jeunes libéraux doivent promouvoir les intérêts de la jeunesse. Seulement, ils confirment jour après jour leur rôle de club école de l'organisation libérale », selon le président des jeunes péquistes, Alexandre Thériault-Marois.

Alors que les jeunes décrochent de la politique par la faute du cynisme ambiant et de la corruption généralisée et institutionnalisée, les jeunes libéraux assistent les bras croisés au démantèlement d'organismes ramenant les jeunes dans le giron de la chose publique. Le Conseil permanent de la jeunesse servait justement à entendre la jeunesse et l'éducation postsecondaire accessible pour tous est certainement un gage de sante démocratique, en plus d’être un outil essentiel au développement de notre nation, selon le CNJPQ. « Cela sans compter le manque de consultation des organismes jeunes dans plusieurs sphères décisionnelles ces derniers temps », a rajouté M. Thériault-Marois.

Le président du CNJPQ se désole de voir une poignée de jeunes militants libéraux causer autant de dommage à leurs pairs : « alors que notre organisation travaille sans relâche avec les groupes jeunes, les jeunes libéraux, seuls, se permettent de vendre notre présent et notre avenir à un gouvernement paresseux, adepte de la première solution qui se présente », affirme-t-il.

Plus de 200 personnes au Spectacle sur la souveraineté du Québec au Centre-du-Québec

Hier soir, à Drummondville, se sont rassemblés plus de 200 personnes pour assister à un grand Spectacle sur la souveraineté du Québec, organisé par les jeunes du Parti Québécois du Centre-du-Québec. Musique francophone, humour, animation vivante et discours charismatiques étaient au rendez-vous. Jean-Martin Aussant, député du Parti Québécois de Nicolet-Yamaska, est notamment venu déboulonner les nombreux mythes fédéralistes qui visent à décourager les Québécois(es) et à leur faire croire que le statut quo est la meilleure option pour l'avenir du Québec. « Faux! », nous a-t-il dit, « le Québec a tout ce qu'il faut pour devenir indépendant! », juste avant de nous faire une pièce de Bach au piano. Yves-François Blanchet, député du Parti Québécois de Drummond, nous a pour sa part mis en garde contre le cynisme que cause le gouvernement libéral actuel et sa corruption, son manque de vision et ses politiques néo-libérales qui visent les contribuables et les moins nantis en premier. La soirée s'est ensuite terminée sur une musique qui a fait danser et chanter les spectateurs jusqu'au moment où, fidèles à leur habitude, ils ont crié « on veut un pays, on veut un pays! ».

Bravo à Julien Verville, porte-parole des jeunes du Parti Québécois du Centre-du-Québec et grand organisateur de la soirée, ainsi qu'au porte-parole des jeunes du Bloc Québécois de l'Estrie-Centre-du-Québec, Nicolas Hamel-Côté.

Voici quelques photos de l'évènement.

 

Café souverainiste de l'Est de Montréal, ce dimanche, 18 avril - « Les accommodements à caractère religieux »

Joignez-vous aux associations du Parti Québécois et du Bloc Québécois de l'Est de Montréal pour une quatrième édition du Café souverainiste de l'Est sur le thème des accommodements à caractère religieux. Pour l'occasion, Djemila Benhabib, écrivaine et conférencière, et Carole Poirier, députée du Parti Québécois d'Hochelaga-Maisonneuve, s'adresseront aux participants notamment sur le sujet du statut de la femme en relation avec les accommodements religieux.

Le tout débute à compter de 10 heures à l'église Saint-Enfant-Jésus (55, boulevard Saint-Jean-Baptiste). 8$ par personne est exigé pour couvrir les frais de l'événement. Pour plus d'informations ou pour confirmer votre présence, visitez la page de l'évènement facebook.

Quartier libre : « Charest sape la jeunesse - Abolition du Conseil permanent de la jeunesse »

Article paru le 14 avril 2010 dans Quartier libre, le journal indépendant des étudiants de l'Université de Montréal

Le dernier budget provincial a été un véritable moteur à controverses. Dans le domaine de l’éducation, stupeur : le Conseil permanent de la jeunesse (CPJ) y a appris, à son grand étonnement, son abolition future.

Le 30 mars dernier, le gouvernement provincial du Québec a annoncé dans son plan budgétaire 2010-2011 qu’il allait abolir 28 organismes, fonds et sociétés dont il avait la charge. Parmi ceux-ci, le Conseil permanent de la jeunesse, dont le mandat était « de conseiller le gouvernement du Québec sur toute question relative à la jeunesse. » Il veillait également à « promouvoir et à défendre les intérêts des jeunes », selon un communiqué du Conseil.

Étonnement et indignation

La décision n’a pas manqué d’étonner plusieurs organismes au Québec, à commencer par le CPJ lui-même, qui a appris la nouvelle le jour même sur Internet. Selon le Conseil, « l’abolition est davantage d’ordre politique que purement économique  ». Geneviève Dallaire, présidente du Conseil, s’explique : « nous sommes les chiens de garde du gouvernement, pas étonnant qu’ils veulent nous faire taire [sic] ». Le Conseil agit selon ses propres dires en tant que conseiller « indépendant et non-partisan » auprès du gouvernement.

Pour Alexandre Thériault-Marois, président du Comité national des jeunes du Parti québécois, cette abolition impromptue montre que « les recommandations du CPJ n’étaient pas prises au sérieux, et que le Conseil, et donc la jeunesse en général, ne faisaient pas partie des priorités du plan d’action libéral ». De son coté, le représentant de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec, Julien Gagnon, pense que « le ministère a vu une sorte de dédoublement de structure entre le CPJ et les autres organismes gouvernementaux de jeunesse ». Toujours selon ce dernier, « ces autres organismes sont aussi à même de recommander le ministère sur les différents enjeux qui touchent les jeunes. »

Pourquoi adopter une constituion québécoise

par Marc-André Pharand, militant jeune de la Capitale nationale

Aux sympathisants, militants et élus du mouvement indépendantiste québécois.

Ce texte n’a pas pour but de déterminer quel type de constitution le Québec doit avoir; il ne fait que présenter un moyen de l’obtenir. Si les idées présentées dans ce texte venaient à être appliquées, elles auraient d’énormes conséquences dans le débat Canado-Québec.  

Comme vous le savez, dans les 50 dernières années, le mouvement indépendantiste a pris de l’ampleur au Québec jusqu’à son apogée dans les années 90. En fait, depuis la perte du référendum de 1995, on sent que le projet de pays est au point mort. Les partis politiques en parlent à peine et les mouvements populaires sont de plus en plus impopulaires auprès de la population en général. Dans ce contexte, il ne fait aucun doute, vous en conviendrez, que le débat doit être renouvelé. La meilleure façon de le renouveler, c’est en adoptant une Constitution québécoise, car nous offrons un véritable choix aux Québécois et Québécoises. 

Du vieux au nouveau débat

En effet, depuis le début, le débat sur l’indépendance tourne surtout autour du « pour ou contre le Canada »; quoiqu’on en dise et peu importe les variations possibles, le débat est le même. Les arguments massues du référendum de ‘95 n’étaient-ils pas « ils n’ont pas voulu de nous en 80 ni à Meech » (Balthazar, 2007) ? Ainsi, il apparaît que l’adoption d’une constitution servirait à changer les termes du débat. En effet, au lieu de discuter des vertus et des défauts du Canada, le débat porterait sur l’option 1, soit la Constitution canadienne et ses imperfections, et l’option 2, soit une Constitution québécoise représentant les valeurs et les intérêts de la société québécoise. De plus, l’adoption d’une constitution a l’avantage de concrétiser le projet de pays. En effet, pour parvenir à ce type de débat, on doit évidemment rédiger et adopter une Constitution québécoise auparavant. Tout projet de constitution ne remettant pas fondamentalement en question le parlementarisme britanno-canadien serait un projet inutile. On ne fait pas l’indépendance pour recréer les institutions dont on veut sortir. De plus, les affrontements politiques entre fédéralistes et souverainistes ne se feraient plus seulement sur une idée abstraite du pays, mais bien sur l’idée concrète du pays contenu dans une constitution écrite, adoptée par l’Assemblée nationale et accessible à tous. Même le référendum en serait modifié. En effet, il ne porterait plus sur la volonté ou non de devenir indépendant, mais bien davantage sur le choix de la Constitution applicable.