Enjeux
Éducation nationale
Manifeste pour un projet d’éducation nationale
Un grand projet pour le Québec
L'Éducation, c'est ce qui a été au cœur des plus grandes avancées socio-économiques de l’humanité. Notre éducation, c’est ce qui a fait de nous plus que des porteurs d’eau, c’est ce qui a fait de nous des Québécois.
Si, au tournant de la Révolution tranquille, le Québec s’est doté d’un réseau d’éducation moderne, ce même réseau est aujourd’hui sous-financé, en perte de sens, offre des résultats à l’allure de catastrophes nationales lorsqu’on regarde le taux de décrochage des jeunes, et propose un programme mal adapté voir contesté chez de plus en plus de Québécois. Il ne s’agit pas ici de remettre en question notre système public hérité de la Révolution tranquille, mais plutôt lui donner une seconde impulsion, nécessaire afin de résoudre les problèmes de notre époque.
Les décisions controversées du gouvernement libéral en matière de gestion de nos écoles jusqu’à la place même de l’identité et de la culture des Québécois au sein du programme éducatif viennent se marier à l’ingérence du gouvernement canadien depuis la réforme Axwhorty qui jette les bases du sous-financement massif de nos services publics. La Nation québécoise doit reprendre ses droits sur son développement le plus durable et se redonner une Éducation nationale.
Trois grands constats au cœur de notre Éducation nationale
L’incohérence entre le discours politique et la gestion gouvernementale
Pour construire un système d’éducation nationale à notre image, voyons-le dans son ensemble. Cessons de traiter à la pièce les questions relatives à l’éducation, comme le répètent récemment de plus en plus de spécialistes du système de l’éducation. Les étudiants, les parents et toute la société québécoise baignent pourtant dans un discours ambiant omniprésent et souvent même trop facile : « l’éducation, c’est un projet de société », nous dit-on. Pourtant, à l’inverse, les différentes institutions scolaires ne sont pas intégrées, les différentes mesures d’accessibilité aux études sont — plus que déficientes — mal agencées et personne ne tente de dresser un parcours cohérent pour le jeune enfant jusqu’à ce qu’il atteigne le marché du travail. On tente plutôt de s’attaquer timidement à un enjeu lorsqu’il est si important qu’on ne peut faire autrement que de s’y attarder.
Pire que le manque de vision globale, le dogmatisme s’est emparé des enjeux en éducation. Peu de politiciens ont le courage de proposer des mesures drastiques en ce qui concerne le décrochage, il s’agirait de faire de la politique sur le dos des jeunes. Il ne faudrait pas non plus questionner la place du Français et de l’enseignement de l’histoire, car il faut être fermé d’esprit pour aborder ces questions avec un sentiment d’urgence. Le financement des institutions scolaires, comme leur gestion, est également un tabou. Le gouvernement Charest ose bien s’y avancer maladroitement, mais pour reculer aussitôt.
Cette approche doit cesser. L’éducation, c’est plus qu’un enjeu électoral, c’est un enjeu national. On doit dès lors commencer à voir le projet dans son ensemble, avoir le courage d’aborder de front les problèmes épineux et, surtout, être cohérent.
Éduquer au maximum le Québec : un choix nécessaire
La transformation de l’économie mondiale et le vieillissement de la population mettent la table aux nouveaux défis qui guettent le Québec : c’est une opportunité à saisir! Nous avons besoin de travailleurs mieux formés et de citoyens mieux informés afin de surmonter le défi démographique. Il s’agit en fait de la seule alternative viable et durable, devant une exploitation abusive de nos ressources et une hausse de la taxation, comme nous le propose le gouvernement Charest.
Avec la mondialisation, la montée fulgurante du secteur tertiaire dans l'économie, le développement des nouvelles technologies et la proportion décroissante de population active, il est nécessaire de s'adapter. Cette adaptation du Québec, elle ne passe pas par les coupures, mais par l'éducation, la recherche et le développement. Reprenons le leadership que nos entreprises perdent peu à peu depuis quelques années. Donnons-nous les moyens de nous développer. Donnons-nous un réseau postsecondaire performant. Faisons du décrochage un ennemi à abattre. Cela afin que nos professionnels puissent posséder des compétences de pointe, recherchées partout dans le monde, source de création de richesse.
La réalité de la mondialisation, c’est aussi celle, malheureusement, de la recherche de profit et de l’exploitation à outrance des ressources humaines, environnementales et culturelles. L’éducation, c’est aussi donner aux citoyens ce qu’il faut pour comprendre et changer le monde!
« La perte de couleur » de nos écoles
Si le Québec doit reprendre en main son système d’éducation, ce doit être, avant tout, pour remettre le Québec au cœur même de ce système d’enseignement. C’est d’ailleurs un mythe que les partisans du multiculturalisme défendent : l’école serait une institution pouvant et devant rester neutre, justifiant ainsi une aseptisation de toutes pathologies identitaires. Or, l’école c’est d’abord une expérience humaine pour l’élève, mais aussi le principal outil d’intégration qu’une société se donne.
Nous avons pourtant assisté à une lente et constante mise au rancard de la place que doivent occuper l’identité et la culture québécoises au sein de nos programmes éducatifs. Des pans entiers de notre histoire, parmi les plus fondamentaux, ont été édulcorés, voire même simplement rayés des livres d’histoire de nos étudiants. Nous n’avons même pas encore parlé de la place de l’école francophone charcutée par la Cour suprême du Canada.
Peu importe l’origine des jeunes Québécois, la langue française, notre histoire nationale et notre culture sont autant de ciment et d’outils d’intégration pour notre nation. Faillir à transmettre cette particularité qui fait de notre école, l’école des Québécois, c’est enlever toute la substance et la couleur de notre système d’éducation en condamnant des jeunes du Québec à porter un regard partiel, myope, sur les défis futurs de leur nation.
L’Éducation nationale : se réapproprier nos écoles
Un sommet sur l’éducation
Avant de militer au sein du Parti Québécois, nous militons, tous ensemble, pour le Québec. Par ses répercussions, l’éducation s’impose comme un enjeu qui dépasse la ligne de parti. C’est d’autant plus vrai que l’enjeu du Savoir doit s’établir sur des bases solides qui survivront à un unique mandat. Une vision à long terme d’un système d’éducation est en fait le meilleur gage de développement durable que nous puissions nous donner.
C’est ainsi que nous proposons un sommet sur l’éducation lors du premier mandat du Parti Québécois. Il s’agira d’asseoir les représentants du réseau scolaire et de la société, ensemble, devant des objectifs clairs pour établir des politiques nationales. Il est crucial que chaque intervenant du milieu ait son mot à dire dans cette réappropriation, dans ce grand débat national. Les questions épineuses telles le décrochage, les frais de scolarité et la place du Français doivent être débattues à l’aide des experts du domaine.
Les choix qui s’imposeront doivent être des choix bâtis sur des politiques claires, définies et rassembleuses. Mais elles doivent également être publiques et concertées. Finalement, il serait grand temps de faire le bilan des travaux de la Commission des États généraux déposés en 1996. Quinze années après la dernière concertation, il serait temps d’évaluer le chemin parcouru.
Des propositions audacieuses et urgentes
Notre génération en est une qui propose une nouvelle approche : celle d’une culture de résultats. Les politiques les plus durables que nous pourrons établir seront celles choisies avec les Québécois lors du sommet sur l’éducation. Cependant, il est impensable, comme parti politique, de ne pas dresser un menu de discussion pour ce même sommet, et de ne pas avoir discuté des différents enjeux et solutions au préalable.
Ainsi, le Comité national des jeunes du Parti Québécois propose certaines politiques ou objectifs qui doivent être discutés et ce, afin de régler des problèmes urgents et d’atteindre nos objectifs, soit une vision globale en éducation, une meilleure éducation des Québécois et une couleur identitaire à notre système d’éducation.
- Sortir le gouvernement fédéral en éducation; une compétence exclusive du Québec
- Appliquer la Loi 101 aux écoles privées non subventionnées
- Étendre les principes du réseau francophone d’éducation au niveau collégial
- La maîtrise du Français pour les étudiants des Cégeps anglophones
- Un enseignement accru de l’histoire nationale et de la culture québécoise incluant le niveau collégial
- Une école qui respecte les principes de laïcité
- Donner accès à une garderie subventionnée à tous les parents
- Des cibles ambitieuses pour contrer le décrochage scolaire
- Encourager le raccrochage scolaire en étalant l’AFÉ à l’éducation aux adultes
- Valoriser le système public d’éducation
- Revoir le mode de sous-financement du réseau d’éducation postsecondaire
- Favoriser l’accessibilité universelle aux études, un transport en commun développé et des mesures facilitatrices pour les plus vulnérables
- Outiller adéquatement les étudiants vers la vie professionnelle et citoyenne, en leur donnant une éducation conséquente avec les besoins et les défis de la société et les moyens de commencer une vie familiale sans les contrecoups de l’endettement
- Freiner l’exode des cerveaux
Si ça t'intéresse, viens militer avec nous!





Qu'est-ce que t'en penses?
Le système d'éducation?haut-le-coeur
Le système d'éducation Québécois est incompréhensible et surtout contradictoire.Pour commencer,en ce qui porte au port du Kirpan dans les écoles,c'est ce que j'entend par contradictoire.On a voulu enlever tous symboles religieux et de violences dans les écoles,mais pluisieurs années plus tard,on a autorisé le port du Kirpan.Je sais très bien qu'il y a des conditions,tel qu'il doit être porté en-dessous des vêtements,mais cela reste que c'est incohérent.Deuxièmement,la réforme scolaire,pour en avoir vécu une partie,est vraiment la pire des réformes scolaires que le Québec a connu.C'est pourquoi j'appuie le PQ pour apporter des changements,autant au niveau scolaire que dans tous les autres domaines.D'autant plus que je suis fier d'être Québécois et je crois que nous devrions opter pour la souveraineté.J'ai 17 ans,mais je peux vous assurer un vote de plus lorsque je serai marjeur.La politique est un domaine très intéressant et,au-delà du droit de vote,je crois que,en tant que citoyen,nous nous devons de prendre part plus activement à la vie politique.Longue vie au PQ!
Jessy Latour
Je suis parfaitement d'accord
Je suis parfaitement d'accord que les jeunes apprennent parfaitement le francais mais je me sens insultee d'entendre qu'en d'autres mots la langue anglaise est inutile. J'ai trente ans et je suis fiere d'etre parfaitement bilingue. Je connait beaucoup de personnes qui sont francophones, mais qui sont pourris en grammaire francaises et le seule mot anglais qu'ils connaissent est hello. C'est super beau quand ils vont aux Etats Unis ou s'il faut pour raisons de travail communiquer avec quelqu'un en anglais! D'apres ce que je peut voir vous etes intolerent pour ne pas dire autre chose envers toutes personnes anglophone et voila la raison pourquoi les anglophones ne voterons jamais PQ.
Personne n'affirme que la
Personne n'affirme que la langue anglaise est inutile, mais de dire que des francophones parlent mal le français est vrai, mais pas à généraliser, moi-même je connais plein de gens qui font des fautes en français, d'autant plus, beaucoup aussi connaissent l'anglais, pas parfaitement, mais connaissent les bases, mais enfin, qui connaît et utilise parfaitement une langue ? Je dois aussi vous rappeler que de parler l'anglais n'est pas une OBLIGATION au Québec étant une société majoritairement francophone.
Alors, affirmer que nous sommes intolérants est d'aussi affirmer que nous sommes un peuple arriéré qui ne s'ouvre pas à l'extérieur est tout à fait ridicule.
Éducation nationale ou
Éducation nationale ou instruction publique?
Les problèmes au niveau de l'enseignement ne seraient pas un symptôme de la situation familiale au Québec?
Bâtir le Québec de demain grâce à l'éducation
Pilier d'une économie forte, d'une intelligence citoyenne invulnérable et d'une ultime reconnaissance internationale, l'éducation a toujours su forgé les aspirations et la culture d'un peuple.
Malheureusement, force est d'admettre qu'au Québec, nos institutions scolaires se dégradent, certains citoyens accordant de moins en moins d'importance au savoir. Qui plus est, les gouvernements se permettent, eux, de sous-financer les chaires de recherche, de réduire l'aide financière aux étudiants, de ne pas légiférer pour inciter les cerveaux québécois à rester fidèle à leur patrie et d'enligner des réformes bidons pour nous faire croire que notre système d'éducation se renouvelle.
Dans le présent contexte de mondialisation, cependant, il est inadmissible que nos écoles, nos CÉGEPs et nos universités stagnent ainsi. Aujourd'hui, il n'est plus seulement question d'offrir aux étudiants québécois un des meilleurs systèmes d'éducation au Canada, ni même un des meilleurs en Amérique; le Québec doit se doter des meilleures institutions éducationnelles au monde. Ainsi, accueillir des étudiants étrangers ne devient plus un luxe en ce XXIe siècle, mais bien une nécessité, non seulement pour mousser la force de notre système d'éducation, mais aussi pour avoir la chance de développer, de concert avec des citoyens des quatre coins de la planète, notre futur. Au fur et à mesure que les frontières s'amincissent, que les murs tombent et que les peuples se rapprochent, il est primordial pour le Québec de se retourner vers ses voisins et de leur montrer l'unicité de notre industrie.
Mais, pour se forger une place de choix sur les marchés des nouvelles technologies, des énergies vertes, du biomédical, de l'agroalimentaire et de l'exploration minière, une vaste réforme de notre conception même de l'éducation nationale doit être lancée. Et cette réforme passe inéluctablement par un meilleur intérêt social pour l'instruction publique. Car savoir étudier, c'est d'abord aimer étudier.
Ceci étant dit, je vous félicite de lancer ce grand débat sur l'éducation nationale!
Antoine Lapointe
Plan pour l'éducation nationale
Excellent vidéo sur l'éducation nationale. Des constats clairs qu'on connaît mais qu'il faut rappeler sans cesse. Notre défi maintenant est de s'attaquer concrètement à ces problèmes qui nécessitent bien plus que quelques politiques et mesures sans envergure.
Le PQ a réussi par le passé à penser globalement pour soutenir les jeunes familles et la petite enfance. Les congés parentaux comme les CPE sont des mesures uniques et originales qui ont permis aux Québécois de s'enrichir tout en priorisant la famille et l'éducation des enfants en bas âges. Malheureusement, notre système d'éducation échoue à prendre la relève le temps venu.
@Anonyme qui demande "Les problèmes au niveau de l'enseignement ne seraient pas un symptôme de la situation familiale au Québec?" je répondrai plutôt que le système de l'éducation échoue souvent à répondre tant aux attentes des parents qu'aux besoins de la société québécoise.
L'angle de la réflexion à laquelle le CNJPQ nous convie aujourd'hui est donc primordial. Plus qu'un simple mécanisme pour "élever nos enfants", le système d'éducation est un instrument collectif qui doit permettre à tous les petits Québécois de trouver leur voie et de participer pleinement au développement du Québec de demain, pour le bénéfice de toute la nation. C'est pourquoi à mon sens ce plan doit :
- être résolument tourner vers le développement du système d'éducation publique et universel ;
- prévoir la réduction graduelle des subventions aux écoles privées jusqu'à l'élimination complète de celles-ci ;
- assurer davantage de flexibilité dans les cheminements scolaires, notamment par l'augmentation du nombre d'écoles à vocation particulière (sciences et technologies, sports, musique, internationales, etc.) ;
- permettre une participation active des parents dans l'éducation de leur enfant en leur fournissant tous les outils pour les soutenir dans leur rôle, peu importe leur propre niveau de scolarité.
Education+en difficulte d'apprentissage
Le systeme d'eeducation du Quebec est unique.
En Amérique du Nord nous avons le plus grand taux de trouble d'apprentissage.Qu'est que cela a rapport ?
Avant même de penser a appliquer la loi 101, le système d'éducation du Québec devrait penser a avoir des meilleur moyens en se qui attrait a l'éducation au personne en difficulté d'apprentissage.
Des école SEMI-PRIVE existe déjà pour cela. Elle ont été crée pour aider les personne avec des difficulté d'apprentissage.
Comme par exemple :
École Vanguard Primaire
Sauf que le système d'éducation ne reconnais pas encore un problème : Celui des adulte en difficulté d'apprentissage et qui veulent terminer leurs secondaire.
Il existe une école au Adulte en trouble d'apprentissage :L'école Félix-Antoine. Qui se spécialise dans les trouble d'apprentissage. Le seul problème est que les professeur la bas font sa bénévolement car le système d'éducation ne reconnait pas se problème.
Le jour ou se problème sera reconnu le système d'éducation du Québec sera beaucoup plus moderne qu'il na été.
En 2003, l’École Félix-Antoine a présenté pour la troisième fois au ministre de l’Éducation une demande de permis d’école secondaire pour adultes avec difficultés scolaires. Un volumineux dossier accompagnait la demande et un ensemble de démarches reliées furent effectuées par la suite. Finalement, après huit ans d’attente, un permis officiel du ministère de l’Éducation du Québec fut accordé à l’École le 31 août 2004.
Cette reconnaissance gouvernementale venait confirmer l’importance du besoin identifié par notre institution dans le système éducatif actuel, ainsi que la pertinence et la qualité des services mis sur pied pour y répondre. Malheureusement, cette reconnaissance ne comporte qu’un volet administratif car elle n’est pas associée à un agrément aux fins de subvention. Ceci signifie que l’École ne reçoit aucun support financier de la part du ministère pour mener à bien la mission que ce dernier décide de lui confier. Par contre, l’École se trouve assujettie à de nouvelles obligations (programmes officiels, matériel pédagogique obligatoire, sanction des études…) qui lui occasionnent de nombreux frais supplémentaires.
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