Historique

Le comité national des jeunes du Parti Québécois a été officiellement fondé en 1987. Depuis plus de 20 ans, il permet aux jeunes de s’exprimer et de contribuer au projet de pays du Québec. Voici l’histoire du CNJPQ, à travers ses trois grandes époques.

1987-1991 : Renouveler et former la relève du Parti Québécois

La déprime post-référendaire est bien finie, le Québec est en ébullition. Dégel massif des frais de scolarité par les libéraux, crise linguistique, négociations puis échec de l’accord du Lac Meech : l’histoire est en marche. Plus que jamais, il importe d’offrir une passerelle aux jeunes Québécois pour qu’ils puissent se joindre et contribuer à l’élan du parti des québécois. À ces des débuts, le CNJPQ aura notamment été dirigé par André Boisclair et Joseph Facal.

1992-1995 : Mobiliser les jeunes du Québec vers la souveraineté

La fin des rondes constitutionnelles aura fini par démontrer ce que chacun sait inéluctable depuis : les Québécois n’ont pas à attendre la volonté de réforme du Canada-anglais pour décider par eux-mêmes. Dans la foulée du référendum sur l’entente de Charlottetown, le CNJPQ prend la tête d’une coalition de jeunes souverainistes, issus de tous les milieux, désireux de permettre au Québec d’atteindre son plein développement. En 1994, le CNJPQ parcourt le Québec à vélo pour parler de souveraineté. En 1995, c’est dans la rue que les jeunes du Parti crient leur désir de liberté. Le CNJPQ atteint son autonomie institutionnelle et démocratique à cette époque.

1996-2003 : Faire entendre la voix des jeunes là où les décisions se prennent

C’est l’époque où le Parti Québécois est au pouvoir. Le CNJPQ veille au respect de son programme et de ses engagements électoraux. États généraux sur l’éducation, mise en place des Carrefours jeunesse-emploi, lutte contre les clauses orphelines : il faut imprimer notre vision sur la société. Défense du gel des frais de scolarité, respect des engagements du Sommet de la jeunesse, maintien du moratoire sur les mini-centrales hydrauliques : nous avisons le gouvernement sur les questions qui intéressent la jeunesse. C’est l’époque des Jonathan Valois et Pascal Bérubé.

Depuis 2003 : Contribuer au renouvellement du discours politique

Le monde change, la politique doit changer aussi. Les jeunes ne veulent plus seulement être entendus des gens qui décident, ils veulent participer aux décisions. Cela s’incarne dans l’idée que l’État ne doit pas être une machine bureaucratique, mais bien l’incarnation de la volonté du peuple. Nous pensons que la politique existe pour changer les choses et non pas pour maintenir l’ordre établie. Nous constatons que le web 2.0 appelle à un renouvellement de nos façons de faire et de nos manières de décider. Il est évident que le développement durable est une révolution industrielle qu’il nous faut prendre pour relever les défis de notre époque. La meilleure garantie de l’intégration est la force de la culture québécoise. La souveraineté n’est pas une fin en soi, mais bien l’aboutissement d’une série de victoires du Québec.

La réalisation d’un destin, en somme. Voilà ce en quoi nous croyons!